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Disques

Timber Timbre – Creep on, Creepin’ On

Timber Timbre - Creep On, Creepin' On

Les années 50 sont de retour. Mad Men a lancé le signal du ralliement : hommes en complet veston, femmes en robe cloche. Si la série se veut critique, qui sait si son public ne s’arrête pas ravi devant les signes extérieurs d’optimisme et de simplicité ? Pays de cocagne, les fifties ? Pour les musiciens aussi, jusqu’à plus soif ; Dum Dum  ou Vivian Girls, Vaccines, de l’anodin fadounet-surf, garage post-Shangri-La’s. Grand-Papa tient serrée la main de ses petits-enfants et s’assure qu’ils sont inoffensifs. Gagné ! A-t-il bien regardé partout ? Du Canada hanté, mugit Taylor Kirk, élan à son spacieux. Crooning déjà repéré sur le précédent sans titre, beau, sombre, massif comme une armoire normande folk et pourtant bref, languide, inquiet.
« Creep On, Creepin’ On » ne change presque rien : un saxo-pochoir, des plages thriller névrosé à la Baby Jane qui font le liant entre quelques chansons de haut vol. Elvis-Orbison pleure l’amour dans le jardin de Blue Velvet. Cœur gros, charmes brisés, titre volé à Carson McCullers (« Lonesome Hunter »). On pourrait tiquer devant l’amorce d’une recette annoncée : des slows de bastringue transplantés dans notre monde hyper-technologique, mais le cœur a ses raisons… Timber Timbre n’est pas d’aujourd’hui, et notre âme encore d’hier. Ils sont faits pour s’entendre. On en tremble, et pas de peur.

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