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Disques

Mintzkov – Rising Sun, Setting Sun

MINTZKOV – Rising Sun, Setting Sun
(Volvox Music / Rue Stendhal) [site

MINTZKOV - Rising Sun, Setting SunMintzkov rattrape le temps, ou presque… Son premier album, « M For Means and L For Love » avait mis plus de six ans à arriver par chez nous, quand « 360°« , son successeur a mis plus de deux ans avant de venir nous convaincre, mais cette fois-ci, le groupe d’Anvers est à l’heure ou presque : le disque n’est disponible que depuis quelques mois en Belgique. Nous voilà donc servis avec ce troisième opus…

On retrouve assez vite ses repères dans ce disque des Belges. La première écoute donne une impression d’ensemble assez claire, mais floue dans les détails. Ok, les mélodies sont toujours aussi accrocheuses, dans une veine de rock tendu et mélodique à la fois, la section rythmique du groupe emmenée par la basse de Lies est toujours aussi bien huilée, et l’écriture du groupe s’accomode toujours aussi bien des moments calmes comme des moments nerveux. Alors il faut creuser un peu pour extraire des éléments de nouveauté, des subtilités glissées subrepticement par le quintet…

Les ballades sont tout d’abord un peu plus nombreuses, et montrent clairement que le groupe a pris goût à l’exercice (« Miles Ahead » sur « 360° » prouvait qu’ils savaient faire). « Roadbuilding » et « Gemini » sont deux chansons superbes, avec des entames en retenue et dont les déploiements s’appuient particulièrement bien sur la voix de Philip, et ce timbre un peu voilé qui en fait le charme. On y entend des touches plus synthétiques, des claviers que l’on retrouve en fait dans de nombreux titres, et qui amènent parfois une petite touche dansante, en tout cas un peu moins frontale aux titres. Si Mintzkov sait aller doit au but (« Safe House »), les Belges ont gardé ce style, finalement assez unique, de constructions additionnelles, qui voient les titres monter en régime avec l’insertion de couches successives, qui ne dénaturent pas le sentiment d’urgence qui émane des mélodies, comme sur « Opening Fire » ou « Coronary Street ».

Si l’on ajoute quelques poussées de post-punk (« Simple Future »), des mélodies subtilement syncopées (« Rising Sun, Setting Sun », « Finders Keepers ») ou l’insertion bienvenue du single dévastateur qu’est « Violetta » (sorti en 2008), on tient au final, et ce pour la troisième fois, un disque de rock fiévreux mais affichant une santé superbe. Gageons que la (dispensable) reprise des Rita Mitsouko – leur « Andy » glissé en bonus – ne leur sera pas nécessaire pour percer chez nous : en tout cas, j’y crois !

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