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Disques

The Stalkers – Yesterday is no Tomorrow

THE STALKERS – Yesterday Is No Tomorrow
(One Little Indian) [site]

THE STALKERS - Yesterday Is No TomorrowIncroyable ! Une fois le disque lancé, on croirait revivre la première fois ou l’on a écouté les Boys ou les Real Kids.
"Yesterday is no Tomorrow", la chanson titre qui ouvre l’album est une parfaite synthèse du meilleur sorti en 77, soit un punk rock racé, rock’n roll accrocheur et speedé qui ne s’embarasse d’aucun artifice et dont le seul but est de faire danser les foules !
Assisterait-on a un énième retour du rock sans prise de chou avec ces punks de Brooklyn, vieille dégaine et converses pourries, qui ont dû se gaver du groupe de John Felice en y ajoutant la débilité d’un Slade (il n’y a qu’à aller voir les photos sur leur myspace pour s’en convaincre…) ? On serait en passe de répondre oui avec ce premier titre… Mais
s’il s’agit la d’un disque qui ravira les fans des groupes sus-cités, il s’agit aussi d’un album plutôt désuet, et une fois la surprise de la première écoute passée, il n’y a plus grand chose à attendre de cet album. Autant les Boys, Real Kids sont toujours aussi excitants que la copie de 2007… Tout est là chez ces mecs qui s’avouent aussi fans de Bay City Rollers, Beach Boys que de Generation X, mais trente ans trop tard…
Aussi jouissives puissent être les premières chansons, l’album s’essoufle donc assez rapidement, sûrement parce que c’est le plus gros problème du genre et que des groupes capables de faire une bonne chanson avec 3 accords et un solo, on en a entendu des tonneaux. A partir d’"I Couldn’t Wait to Get You Home", on a l’impression de réécouter la même chose en version bien plus pâle que les morceaux précédents "Yesterday is no Tomorrow", "Sun’s Coming Up" (où la filiation avec le classique Jeanie Jeanie est assez claire…) et "Let’s Get it Together". On fera l’impasse sur l’espèce de ballade "I’m Watching You" et le très dispensable "Feeling Allright".
La comparaison avec Towers of London, qui avaient brillé l’an passé avec quelques titres mais nous avaient endormis avec le reste (soit les ¾ de l’album) est de mise. A force de vouloir tout copier, on devient ennuyeux.
Et citons en guise de conclusion l’anecdote de Dutronc, qui en 84 pour en finir avec le contrat qui le liait à Gaumont avait préféré sortir un bon single (en l’occurrence "Merde in France") qu’un disque moyen… Ça laisse songeur !

Stéphane Guinet

Yesterday Is No Tomorrow
Sun’s Coming Up
Circus Baby
I’m Watching You
Let’s Get It Together
Feeling Alright
I Couldn’t Wait To Get Home
How Can I Live Today
Blame Game
Silver Blood
Out In The Rain

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