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Be Your Own Pet – Interview

BE YOUR OWN PET

Un album captivant de bout en bout, une date prévue à Paris dans le cadre du festival des Femmes s’en Mêlent : autant de bonnes raisons d’aller à la rencontre du mini-buzz en provenance de Nashville. Pas vraiment bavards mais néanmoins assez intéressants pour lancer quelques débats existentiel tels que "Johnny Cash est-il vraiment mort ?", ils retracent pour POPnews les débuts du groupe.

Comment êtes-vous tombés dans la musique ?
Nos parents étaient tous impliqués dans la musique d’une manière ou d’une autre. J’imagine qu’on a été plus ou moins bercé par ça depuis notre enfance.

Comment en êtes vous arrivés à monter Be Your Own Pet ?
Jemina : nous avons commencé à jouer ensemble il y a trois ans mais à ce moment là nous ne prenions pas encore vraiment cela au sérieux. En plus il nous manquait un bassiste donc nous nous contentions de répéter de temps en temps, c’était seulement une ou deux fois par mois comme ça. On a continué les cours, on a été au lycée ensemble, et c’est là que nous avons rencontré Nathan. A partir de là, les choses ont vraiment commencé à se mettre en marche : on répétait toutes les semaines et on essayait de composer nos premières chansons…
Jonas : pour notre premier concert ! C’était il y a deux ans.
Jemina : oui, un an avant le single. A cette époque, c’était encore approximatif, on débutait…

Les choses se sont passées vite, non ?
Jemina et Jonas (en chœur) : oui !!

Et comment cela s’est-il passé au niveau du label ?
Nathan : c’était simplement une opportunité que nous avons saisie. Après notre premier concert nous avons eu l’occasion d’en faire plein d’autres. Très vite on s’est retrouvé à enregistrer une démo et à partir de là les choses étaient lancées : quelqu’un est venu nous voir et a proposé d’être notre manager. Et nous voilà…

Oui, vous voilà en Europe, c’est quand même assez exceptionnel, surtout quand on pense à tout les groupes dans l’ombre qui mettent des années à trouver un label et qui même parfois n’en trouvent jamais…
Jemina : oui, c’est sûr !
Nathan : c’est une chance énorme qu’on a ! On remercie le ciel tous les jours de ce qui nous arrive ! (rires)

Parlons un peu de l’album, il est résolument punk mais certains passages sonnent un peu pop. Comment qualifieriez-vous votre musique ?
Jonas : j’dirais que c’est du Rock’n’Roll ! (Se tournant vers le bassiste) Nathan est très fort pour définir ce genre de choses…
Nathan : je vois ça comme une musique brute, spontanée, à travers laquelle on peut s’exprimer et faire passer nos émotions. Le plus important est que ce soit quelque chose de direct.

Comment s’est passé l’enregistrement ?
Jemina : nous avons enregistré l’album à Nashville, de septembre à octobre, dans un studio appelé Treasure Isle avec Steven McDonald le bassiste de Redd Kross, un groupe que nous adorons.
Nathan : c’était comme une combinaison magique…
Jemina : yeah !
Nathan : on en a plein de bons souvenirs, c’est vraiment quelque chose dont on se rappellera longtemps.

J’ai cru lire que l’un de vos producteurs avait travaillé avec Kings of Leon…
Jemina : oh oui, mais c’était l’un des producteurs de "Damn Damn Leash" ! Il n’as pas participé à l’enregistrement de l’album.

Ils sont de Nashville, non ? Vous les connaissez ?
Jemina : hmmmm, ils viennent du Tennessee mais pas de Nashville précisément… On ne les connaît pas vraiment. On a des amis qui les connaissent mais pas nous. Quoique Jamin les connaît probablement…
David : non, non pas plus que ça…
Jemina : j’aime beaucoup ce qu’ils font en tout cas…

Que pensez-vous de Nashville ? Y a-t-il une scène rock développée là-bas ou est-ce plutôt quelque chose de marginal ?
Jemina : ouais, il y a pas mal de groupes là-bas, mais on ne peut pas dire que ce soit vraiment dans le même style que ce qu’on fait.
Nathan : nous vivons dans une ville typique du mid-ouest américain…
Jemina : ouais, typiquement du Sud… Des bouseux avec leurs guitares…
Nathan : c’est un peu méchant ce que tu dis… C’est pas tellement cool de cracher sur les gens comme ça.
Jonas : Johnny Cash vient du Sud …

S’en suit un brouhaha. Jamin et Jonas commence à discuter en messe basse, apparemment sur Johnny Cash.
Essayant de m’incruster dans leur petite conversation :

Vous parlez de Johnny Cash ?
Jamin : il croit qu’il est toujours en vie.

Pardon ?
Jamin : (répétant plus lentement sa phrase) il croit que Johnny Cash est toujours en vie.
Jemina : mais non il n’y croit pas !
(Reprenant leur petite conversation)
Jonas : quoi ?
Jamin : tu racontes des conneries…
Jonas : hey ! (le forçant à l’écouter) Je te dis qu’il est en vie.
Nathan : Ok, question suivante ! (rires)

Vous avez l’air d’aimer Johnny Cash… Quoi d’autres, quelles sont vos influences ?
(parlant tous en même temps)
Nathan : Brian Eno !
Jonas : Led Zeppelin !
Jemina : ouais, Led Zeppelin !
Jonas : les Beatles, Lou Reed…
Jamin : les Buzzcocks…
Jonas : The Clash…

Vous avez dit Led Zeppelin, est-ce pour ça qu’il y a une chanson appelée "Stairway To Heaven" sur votre album ?
Jemina : oh ça… Non, c’est pas vraiment à prendre au sérieux.
Jonas : ouais, c’est simplement un délire d’ados immatures. (rires)

Y’a-t-il eu des différences particulières entre l’enregistrement du maxi et celui de l’album ?
Jonas : oui, l’enregistrement de l’album s’est fait à Nashville, on se sentait chez nous, c’était notre environnement, et puis on connaissait mieux les personnes avec lesquelles on travaillait.
Nathan : et puis on était déjà passé en studio plusieurs fois avant l’album donc on commençait à avoir nos repères, à être habitué.

Avez-vous quelque chose de particulier à dire pour finir l’interview, sur des groupes que vous écoutez en ce moment ou des concerts que vous avez vu récemment etc ?
Jonas : j’ai vu les Black Lips et les Dirtbombs y a pas longtemps, c’était énorme !
Nathan (me montrant son T-Shirt des Black Lips) : ouais, ils sont géniaux !

J’en ai jamais entendu parler…
Jemina : ils ont sorti trois albums mais je ne suis pas sûre que ce soit disponible en Europe.
Nathan : c’est un groupe du Sud aussi, ils ne vivent pas très loin de chez nous.

Propos recueillis par Kévin Le Gall

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