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Disques

Julie Doiron & Okkervil River – Split album

JULIE DOIRON & OKKERVIL RIVER – Split album
(Acuarela / Poplane)

JULIE DOIRON / OKKERVIL RIVER - Split albumJe ne sais pas si c’est la saison qui veut ça, si c’est une mode ou simplement un curieux hasard, mais voici le troisième disque depuis quelques semaines dont le principe est de faire cohabiter deux artistes. Sur ce split album, c’est de folk qu’il s’agit et les acteurs en présence sont Julie Doiron d’une part et Okkervil River d’autre part.
C’est Julie Doiron qui s’y colle en premier. J’avais découvert cette Nord Américaine à l’occasion de « Julie Doiron And The Wooden Stars », puis l’avais perdue de vue et enfin retrouvée sur « Performance #1 » en compagnie de Herman Düne. Autant dire un suivi qui manque singulièrement de sérieux. Passons. Quel plaisir donc de la retrouver avec cinq chansons sur lesquelles elle se dévoile avec une sincérité dépouillée. Seule avec sa guitare peu bavarde (c’est parfait ainsi) et surtout avec sa voix qui décline des paroles comme la neige se pose sur un arbre, la demoiselle nous offre quinze minutes de bonheur acoustique où seules la beauté et la simplicité ont droit à la parole. Et même si on a déjà entendu ça des dizaines de fois auparavant, cinq titres, c’est certain, c’est trop court. Après une telle démonstration de folk minimaliste, on ne peut qu’en redemander.
Le passage à Okkervil River se fait sans transition et s’entend immédiatement étant donnée l’orchestration nettement plus étoffée (c’est pas difficile). Malgré quelques liens de parenté musicale avec Will Oldham, la poignée de titres de ce groupe est moins fluide. À l’instar de Julie Doiron, c’est dans l’économie de moyens qu’Okkervil River se montre le plus convaincant, comme sur « A Leaf » ou sur « Omie Wise », même si ce dernier morceau devient nettement plus « bruyant » sur la fin. Ce qu’il y a d’intéressant chez Okkervil River, c’est la manière dont la voix est utilisée : le plus souvent apaisée et alors proche de Will Oldham, elle peut aussi bien se révéler beaucoup plus énervée. À cette image, « Blackest Coat », magnifique et tout en émotion, sauve à lui seul la mise à un set certes bon mais trop en dents de scie.
De cette confrontation qui n’en est pas une, Julie Doiron sort de mon point de vue largement gagnante et donne bigrement envie de l’écouter à nouveau… seule.

Fred

Julie Doiron
The Sweetest Eyes (When You Laugh)
Snowfalls In November
The Songwriter
The Wrong Guy
Cancel The Party

Okkervil River
He Passes Number Thirty-Three
Omie Wise
A Leaf
Blackest Coat

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