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Siouxsie and the Banshees – Kaleidoscope

SIOUXSIE AND THE BANSHEES – Kaleidoscope
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SIOUXSIE AND THE BANSHEES - Kaleidoscope Relativement calme par rapport au précédent ("Join Hands"), ce disque est entièrement composé par Siouxsie et Severin, à l’exception de "Trophy" qui bénéficie des apports de John McGeoch, de Magazine, qui avec l’ex-Sex Pistols Steve Jones, vient prêter main forte au groupe alors dépourvu de guitariste attitré, après la défection impromptue de John McKay. Budgie fait à cette occasion son entrée en tant que Banshee permanent, après les avoir accompagné en concert.

"Happy House" : un des singles majeurs du groupe en ouverture, pour évoquer la folie qui toujours flirte avec la musique des Banshees : "its safe and calm if you sing along", tout le monde est heureux et il ne pleut jamais. Repris à toute volée en concert, ce titre offre aux Banshees un succès dans les charts. Le reste de l’album réserve toutefois des chemins plus difficiles, et dès le deuxième titre, "Tenant", une atmosphère plus inquiétante s’installe, le morceau fait durer un suspens sinueux et claustrophobique tout au long des 3 minutes 40, sans jamais vraiment oser l’attaque. "Trophy", en revanche, frappe plus franchement, et scande sa vision de la décrépitude, des anciennes gloires "young voices grow thick and old" dont les portraits ornent des musées poussiéreux. "Hybrid" fait entendre un saxophone languissant et plaintif, et Budgie, qui s’est désormais installé à la batterie, applique ici un rythme parfait. "Clockface" est quasiment un instrumental, puisque des vocalises accompagnent de "oh-oh" les méandres de ce court morceau. La basse de Severin se niche comme souvent dans un registre plus aigu, et la voix ferait presque office de seconde guitare.

"Christine", une des chansons les plus connues des Banshees, basée sur l’histoire d’une jeune fille souffrant d’un syndrome de personnalités multiples, et ayant développé pas moins de 22 personnalités différentes, "22 faces", maladie que ne cesse de craindre Siouxsie, qui s’est souvent plainte de ressentir ce genre de trouble. "Desert Kisses" fait écho aux morceaux précédents par son rythme majestueux, ondulant et mélancolique. "Red light" est un bel exemple de la façon qu’a Siouxsie de créer une atmosphère inquiétante et, il faut bien l’avouer, un peu glauque. Le clignotement impudique de l’objectif des photographes, le modèle qui pose avec une "moue professionnelle", son portrait est des plus saisissant. "Paradise Place", encore un single, et encore une fois repris sur les chapeaux de roues en live (voir sur "Nocturne"), est une chanson où les Banshees montrent qu’ils peuvent composer "efficacement", sans pour autant succomber à la facilité. Et toujours, les textes inimitables de Siouxsie : "Do you notice my eyes, are they in the right place?". "Skin" : un combat inlassable de Siouxsie, à savoir l’écologie.

Ici le constat est celui que l’on peut attendre de l’Ice Queen, sans détours et sans pitié : "Ermine smother fat women", aboyé sur une musique oppressante et impérative.

Laurence Fabien

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la biographie du groupe

Happy House
Tenant
Trophy
Hybrid
Clockface
Lunar Camel
Christine
Desert Kisses
Red Light
Paradise Place
Skin

 

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